








Capricorne asiatique en Bretagne : comment le reconnaître et que faire ?
Capricorne asiatique en Bretagne : comment le reconnaître et que faire ?

Capricorne asiatique en Bretagne : comment le reconnaître et que faire ?
Trous dans le tronc, sciure au sol, branches qui sèchent sans raison apparente... Le capricorne asiatique est un insecte ravageur discret mais dévastateur pour les feuillus. Ce qu'il faut savoir pour l'identifier et réagir dans les règles.
Trous dans le tronc, sciure au sol, branches qui sèchent sans raison apparente... Le capricorne asiatique est un insecte ravageur discret mais dévastateur pour les feuillus. Ce qu'il faut savoir pour l'identifier et réagir dans les règles.
Mis à jour le
Le capricorne asiatique (Anoplophora glabripennis) est un coléoptère xylophage originaire de Chine et de Corée, introduit accidentellement en Europe via des emballages et palettes en bois brut importés d'Asie. Classé organisme de quarantaine prioritaire, il s'attaque aux feuillus les plus courants : érables, bouleaux, frênes, peupliers, et peut provoquer leur mort en quelques années sans que personne n'ait rien vu venir.
La Loire-Atlantique a déjà été concernée directement : un foyer a été détecté en 2004 à Sainte-Anne-sur-Brivet, à deux pas de Saint-Nazaire, après l'importation de pavés en granit chinois acheminés sur des palettes en bois infestées. Un rappel que les zones portuaires et industrielles de notre région constituent des points d'entrée à surveiller pour ce type de ravageur.
L'été est la période la plus critique pour le détecter. C'est entre juin et octobre que les adultes sont actifs, visibles en plein jour, et que les premiers symptômes sur les arbres deviennent repérables à l'œil nu.
Qu'est-ce que le capricorne asiatique et comment le reconnaître ?

Spécimen de Capricorne Asiatique
L'adulte est nettement plus grand qu'un capricorne européen ordinaire : il mesure entre 20 et 37 mm. Son corps est noir brillant, orné de 10 à 20 taches blanches irrégulières, et ses antennes annelées de noir et de gris-bleu, peuvent atteindre le double de la longueur du corps. Difficile de le confondre avec autre chose si on l'observe directement.

Spécimen de Capricorne Européen
Il ne faut cependant pas le confondre avec le grand capricorne du chêne (Cerambyx cerdo), espèce indigène protégée qui s'attaque uniquement aux vieux chênes. Le capricorne asiatique, lui, cible des essences bien plus communes et présentes partout dans nos jardins et nos espaces publics. Pour un panorama des autres espèces invasives présentes dans notre zone d'intervention, consultez notre article sur les espèces invasives dans le Morbihan.

Spécimen de Grand Capricorne du chêne (espèce protégée)
Les femelles pondent sous l'écorce des arbres hôtes. Les larves creusent ensuite des galeries profondes dans le bois pendant plusieurs années, affaiblissant progressivement la structure de l'arbre, avant d'émerger à l'état adulte en été.
Quels arbres sont concernés ?
Le capricorne asiatique s'attaque quasi exclusivement aux feuillus. Les essences les plus exposées, telles que définies par le règlement européen 2025/1952, sont les érables (Acer spp.), les bouleaux (Betula spp.), les frênes (Fraxinus spp.), les peupliers (Populus spp.), les saules (Salix spp.), les ormes (Ulmus spp.) et les marronniers (Aesculus spp.). Ce sont des essences omniprésentes dans les alignements communaux, les parcs, les jardins privés et les bords de route de Bretagne et de Loire-Atlantique.
Les signes d'une infestation à surveiller
Le capricorne asiatique est difficile à détecter tôt : les larves travaillent en profondeur dans le bois, sans signe visible pendant des mois. Plusieurs indices doivent cependant vous alerter.

Des trous dans le tronc ou les branches maîtresses. Les trous d'émergence des adultes sont circulaires, d'environ 1 cm de diamètre. Ils apparaissent de juin à octobre sur le tronc ou les grosses branches. Les femelles laissent aussi des incisions ovales dans l'écorce (10 à 15 mm) pour y pondre leurs œufs.
De la sciure compacte au pied de l'arbre. Les larves qui creusent leurs galeries rejettent une sciure granuleuse que l'on retrouve à la base du tronc ou accrochée aux anfractuosités de l'écorce. C'est souvent le premier signe visible d'une infestation active.
Des galeries dans le bois vif. En soulevant une écorce décollée, on peut apercevoir des galeries larges et irrégulières dans le bois, signe d'une présence larvaire ancienne ou en cours.
Un dépérissement inexpliqué. Branches qui sèchent en pleine saison, feuillage clairsemé, cassures sur des charpentières apparemment saines : ces symptômes méritent une vérification, même si leur cause peut être multiple.
Que faire en cas de suspicion ?
Le capricorne asiatique est soumis à une obligation légale de signalement. Toute suspicion de présence doit être remontée aux autorités phytosanitaires sans attendre.
Si vous observez un adulte suspect, capturez-le et placez-le au congélateur ou dans de l'alcool à 70°. Ne le transportez surtout pas vivant : cela risquerait de propager le ravageur. Photographiez aussi les symptômes observés sur l'arbre : trous, sciure, galeries. Ces éléments seront déterminants pour l'identification.
Signalez ensuite à la DRAAF de votre région : DRAAF Bretagne (draaf.bretagne.agriculture.gouv.fr) ou DRAAF Pays de la Loire (draaf.pays-de-la-loire.agriculture.gouv.fr). Un signalement peut aussi être déposé en ligne via la plateforme nationale du Muséum national d'Histoire naturelle.
N'abattez pas l'arbre sans concertation préalable avec les services phytosanitaires. Si l'infestation est confirmée, l'abattage et la destruction des bois sont obligatoires selon des modalités précises fixées par arrêté préfectoral : brûlage sur place ou broyage fin des résidus. Ces travaux doivent être réalisés rapidement pour éviter la dispersion des larves et des adultes vers les arbres voisins.
Besoin d'une entreprise spécialisée?
L'abattage d'arbres infestés par le capricorne asiatique ne s'improvise pas. Les protocoles phytosanitaires imposent des conditions précises de coupe, de broyage et d'élimination des résidus. Un arbre dont les galeries larvaires ont fragilisé la structure en profondeur peut présenter des risques de chute imprévisible lors de l'intervention. Nos équipes disposent des équipements et de l'expérience nécessaires pour travailler en sécurité dans ces situations.
Nous intervenons également pour les missions de diagnostic et conseil en amont, ainsi que pour la gestion des espèces invasives au sens large, à partir de nos trois agences :
Agence de Theix : Vannes, Questembert, Muzillac et l'ensemble du Morbihan intérieur
Agence de Carnac : Auray, presqu'île de Rhuys, Sarzeau et les abords du Golfe du Morbihan
Agence de Saint-Nazaire : Guérande, Herbignac, Pontchâteau et le pays de Loire-Atlantique
Le capricorne asiatique (Anoplophora glabripennis) est un coléoptère xylophage originaire de Chine et de Corée, introduit accidentellement en Europe via des emballages et palettes en bois brut importés d'Asie. Classé organisme de quarantaine prioritaire, il s'attaque aux feuillus les plus courants : érables, bouleaux, frênes, peupliers, et peut provoquer leur mort en quelques années sans que personne n'ait rien vu venir.
La Loire-Atlantique a déjà été concernée directement : un foyer a été détecté en 2004 à Sainte-Anne-sur-Brivet, à deux pas de Saint-Nazaire, après l'importation de pavés en granit chinois acheminés sur des palettes en bois infestées. Un rappel que les zones portuaires et industrielles de notre région constituent des points d'entrée à surveiller pour ce type de ravageur.
L'été est la période la plus critique pour le détecter. C'est entre juin et octobre que les adultes sont actifs, visibles en plein jour, et que les premiers symptômes sur les arbres deviennent repérables à l'œil nu.
Qu'est-ce que le capricorne asiatique et comment le reconnaître ?

Spécimen de Capricorne Asiatique
L'adulte est nettement plus grand qu'un capricorne européen ordinaire : il mesure entre 20 et 37 mm. Son corps est noir brillant, orné de 10 à 20 taches blanches irrégulières, et ses antennes annelées de noir et de gris-bleu, peuvent atteindre le double de la longueur du corps. Difficile de le confondre avec autre chose si on l'observe directement.

Spécimen de Capricorne Européen
Il ne faut cependant pas le confondre avec le grand capricorne du chêne (Cerambyx cerdo), espèce indigène protégée qui s'attaque uniquement aux vieux chênes. Le capricorne asiatique, lui, cible des essences bien plus communes et présentes partout dans nos jardins et nos espaces publics. Pour un panorama des autres espèces invasives présentes dans notre zone d'intervention, consultez notre article sur les espèces invasives dans le Morbihan.

Spécimen de Grand Capricorne du chêne (espèce protégée)
Les femelles pondent sous l'écorce des arbres hôtes. Les larves creusent ensuite des galeries profondes dans le bois pendant plusieurs années, affaiblissant progressivement la structure de l'arbre, avant d'émerger à l'état adulte en été.
Quels arbres sont concernés ?
Le capricorne asiatique s'attaque quasi exclusivement aux feuillus. Les essences les plus exposées, telles que définies par le règlement européen 2025/1952, sont les érables (Acer spp.), les bouleaux (Betula spp.), les frênes (Fraxinus spp.), les peupliers (Populus spp.), les saules (Salix spp.), les ormes (Ulmus spp.) et les marronniers (Aesculus spp.). Ce sont des essences omniprésentes dans les alignements communaux, les parcs, les jardins privés et les bords de route de Bretagne et de Loire-Atlantique.
Les signes d'une infestation à surveiller
Le capricorne asiatique est difficile à détecter tôt : les larves travaillent en profondeur dans le bois, sans signe visible pendant des mois. Plusieurs indices doivent cependant vous alerter.

Des trous dans le tronc ou les branches maîtresses. Les trous d'émergence des adultes sont circulaires, d'environ 1 cm de diamètre. Ils apparaissent de juin à octobre sur le tronc ou les grosses branches. Les femelles laissent aussi des incisions ovales dans l'écorce (10 à 15 mm) pour y pondre leurs œufs.
De la sciure compacte au pied de l'arbre. Les larves qui creusent leurs galeries rejettent une sciure granuleuse que l'on retrouve à la base du tronc ou accrochée aux anfractuosités de l'écorce. C'est souvent le premier signe visible d'une infestation active.
Des galeries dans le bois vif. En soulevant une écorce décollée, on peut apercevoir des galeries larges et irrégulières dans le bois, signe d'une présence larvaire ancienne ou en cours.
Un dépérissement inexpliqué. Branches qui sèchent en pleine saison, feuillage clairsemé, cassures sur des charpentières apparemment saines : ces symptômes méritent une vérification, même si leur cause peut être multiple.
Que faire en cas de suspicion ?
Le capricorne asiatique est soumis à une obligation légale de signalement. Toute suspicion de présence doit être remontée aux autorités phytosanitaires sans attendre.
Si vous observez un adulte suspect, capturez-le et placez-le au congélateur ou dans de l'alcool à 70°. Ne le transportez surtout pas vivant : cela risquerait de propager le ravageur. Photographiez aussi les symptômes observés sur l'arbre : trous, sciure, galeries. Ces éléments seront déterminants pour l'identification.
Signalez ensuite à la DRAAF de votre région : DRAAF Bretagne (draaf.bretagne.agriculture.gouv.fr) ou DRAAF Pays de la Loire (draaf.pays-de-la-loire.agriculture.gouv.fr). Un signalement peut aussi être déposé en ligne via la plateforme nationale du Muséum national d'Histoire naturelle.
N'abattez pas l'arbre sans concertation préalable avec les services phytosanitaires. Si l'infestation est confirmée, l'abattage et la destruction des bois sont obligatoires selon des modalités précises fixées par arrêté préfectoral : brûlage sur place ou broyage fin des résidus. Ces travaux doivent être réalisés rapidement pour éviter la dispersion des larves et des adultes vers les arbres voisins.
Besoin d'une entreprise spécialisée?
L'abattage d'arbres infestés par le capricorne asiatique ne s'improvise pas. Les protocoles phytosanitaires imposent des conditions précises de coupe, de broyage et d'élimination des résidus. Un arbre dont les galeries larvaires ont fragilisé la structure en profondeur peut présenter des risques de chute imprévisible lors de l'intervention. Nos équipes disposent des équipements et de l'expérience nécessaires pour travailler en sécurité dans ces situations.
Nous intervenons également pour les missions de diagnostic et conseil en amont, ainsi que pour la gestion des espèces invasives au sens large, à partir de nos trois agences :
Agence de Theix : Vannes, Questembert, Muzillac et l'ensemble du Morbihan intérieur
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